Le blog présidentielle 2012 - Milan Presse

C’est quoi un groupe parlementaire ?

Maintenant qu’ils sont élus les députés forment des groupes parlementaires. Mais un groupe parlementaire c’est quoi et ça sert à quoi ?

La plupart des élus appartiennent à un parti politique, mais pas tous. De plus, à côté des « grands » partis politiques dont tu connais les noms comme le parti socialiste (parti auquel appartenait François Hollande avant qu’il soit élu président de la République) ou l’UMP (parti auquel appartient l’ancien Président, Nicolas Sarkozy), il existe de nombreux partis qui n’ont qu’un ou deux députés.

Or pour faire entendre leurs voix et faire connaître leurs idées les députés ont besoin de réunir au sein des groupes parlementaires (l’Assemblée nationale et le Sénat constituent, en France, ce que l’on appelle le parlement http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/fonctionnement/parlement/definition/comment-definir-parlement.html). Ces groupes parlementaires regroupent les députés des principaux partis politiques et des députés qu’on appelle apparentés car ils partagent un certain nombre d’idées (http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/groupes.asp). En effet, il faut être au moins 15 députés pour créer un groupe parlementaire. C’est pourquoi les écologistes, qui disposent de 17 députés, ont pu constituer un groupe parlementaire tandis que lors de la précédente législature (entre 2007 et 2012) ils n’avaient que deux députés.

Les groupes parlementaires sont très importants car, par exemple, c’est en fonction du nombre de leurs députés que le président de l’Assemblée nationale leur distribue le temps de parole lors des débats. Les groupes parlementaires organisent aussi la répartition des députés dans les différentes commissions. Les commissions travaillent dans des domaines précis comme les finances ou la politique étrangère de la France. Les députés qui font partie de ces commissions peuvent être chargés d’enquêter et de rédiger un rapport. Celui-ci peut être à l’origine d’une loi. Et souvent la loi porte le nom du député qui a rédigé le  projet de loi.

Les présidents des groupes parlementaires jouent aussi un rôle essentiel, par exemple, ils peuvent réclamer qu’une proposition de loi soit débattue durant de longues heures s’ils le jugent nécessaire alors qu’elle pourrait être adoptée en 5 minutes si tous les députés majoritaires le décidaient.

C’est pourquoi ces derniers jours tu as beaucoup entendu parler de l’élection des présidents des groupes parlementaires.


Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

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Une Assemblée nouvelle… mais à peine plus jeune !

Certains des députés élus dimanche dernier connaissent déjà l’Assemblée nationale car ils ont été réélus, mais 234 des 577 députés sont élus pour la première fois.

L’Assemblée nationale change d’abord car  car la puissance des différents partis politiques est modifiée par le choix des Français.

Mais la composition de l’Assemblée nationale change aussi car il y a davantage de femmes députés : 155 contre 107 lors de la précédente législature (c’est à dire la période qui va de 2007 à 2012). Il y a aussi davantage de députés issus de ce que l’on appelle la diversité, c’est-à-dire des Français d’origine maghrébine ou africaine par exemple. Il y a toujours eu des députés issus de la diversité, mais, en général, ils représentaient les Français d’Outre-mer. Ce qui est différent c’est que ces nouveaux députés issus de la diversité sont des élus de métropole.

Par contre, si parmi ces nouveaux députés, il y a une très jeune femme âgée de 22 ans, la moyenne d’âge des députés reste à peu près la même : 54,8 ans. Ce qui signifie que la moyenne d’âge des députés élus en 2012 est la même que celle des députés élus en 2007.

Toutefois la nouvelle Assemblée nationale compte moins de députés âgés de 70 ans et plus : 15 en 2012 contre 54 en 2007 et également moins de députés âgés de 60 ans. Il y a donc malgré tout davantage de députés qui ont 30, 40 ou 50 ans.

Tous les nouveaux députés, femmes et hommes, jeunes et moins jeunes et quelle que soit leur origine, viennent de découvrir l’Assemblée nationale où ils siégeront dès mardi prochain le 26 juin pour élire leur Président. Ensuite, ils devraient travailler tout le mois de juillet lors d’une session extraordinaire… avant de prendre enfin des vacances au moins d’août.

 

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse


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Fin de période électorale

Depuis presque 3 mois sans interruption, la France est en campagne électorale. Il y a d’abord eu les deux tours de l’élection présidentielle les 22 avril et 6 mai, puis les deux tours de l’élection législative les 10 et 17 juin.

Hier, les Français ont voté pour élire leurs représentants à l’Assemblée nationale (http://1jour1actu.com/france/cest-quoi-la-majorite-absolue-a-lassemblee-nationale/).  Et comme dimanche 10 juin, ils ont été nombreux à bouder cette élection : plus d’un Français sur 2 ne s’est pas déplacé pour voter.

Dans cette assemblée renouvelée il y aura désormais davantage de femmes : 155 contre 107 lors des 5 précédentes années (ce que l’on appelle une législature). Au final plus d’1 député sur 4 est une femme.

Par ailleurs, beaucoup de députés sont élus pour la première fois, certains sont très jeunes comme la député Front national Marion Maréchal-Le Pen qui a juste 22 ans. Et si beaucoup de députés sont élus pour la première fois, cela signifie que beaucoup de députés sortants ont été battus. Certains d’entre eux étaient députés depuis de longues années comme François Bayrou, président d’un mouvement politique qui s’appelle le Modem, député depuis 1986.

Certaines personnalités politiques controversées ont été battues, notamment à l’UMP, comme  Claude Guéant qui avait été le ministre de l’intérieur de Nicolas Sarkozy mais n’avait jamais été élu. D’autres personnalités qui ont marqué la vie politique française comme Ségolène Royal, membre du parti socialiste, ont également été battues.

Tous les ministres du gouvernement que dirige Jean-Marc Ayrault ont été élus. Comme ils resteront sans doute ministres, leurs suppléants iront siéger à l’Assemblée nationale à partir du 26 juin.

Toutefois, il est d’usage que le Premier ministre remette, après une élection législative, la démission de son gouvernement au président de la République. Cela donne la possibilité au Président de nommer un nouveau ministre s’il le souhaite. Mais comme le parti qui a obtenu la majorité des sièges lors de cette élection législative, le parti socialiste, est aussi le parti auquel appartenait le président de la République avant d’être élu, François Hollande a confirmé à Jean-Marc Ayrault qu’il souhaitait qu’il conserve sa fonction. Celui-ci devrait renommer les mêmes personnes aux mêmes fonctions mais la composition du gouvernement pourrait changer un peu dans les heures ou les jours qui viennent.

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse


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Plusieurs mandats : une bonne ou une mauvaise chose ?

Exercer un mandat c’est avoir l’autorité pour agir dans tel ou tel domaine. Ainsi les citoyens élisent des personnes pour diriger les villes (les maires), les départements (les conseillers généraux), les régions (les conseillers régionaux). Ils élisent aussi des personnes pour représenter la nation toute entière en France (les députés) et en Europe (les députés européens). Toutes ces fonctions constituent autant de mandats.

En France, être homme politique c’est devenu presque un métier car il n’est pas facile d’exercer un métier et un mandat électif. Seules certaines professions permettent de suspendre son activité professionnelle pendant la durée de son mandat et de retrouver un poste ensuite. C’est possible par exemple lorsque l’on est fonctionnaire, c’est-à-dire lorsque l’on travaille pour l’Etat comme enseignant ou dans une administration ou que l’on exerce ce que l’on appelle une profession libérale comme médecin ou avocat (http://www.assemblee-nationale.fr/qui/xml/cat_soc_prof.asp?legislature=13).

Aussi, les élus exercent majoritairement plusieurs mandats (http://www2.cnrs.fr/journal/3430.htm) : souvent un mandat local (maire, conseiller général ou conseiller régional) et un mandat national (député ou sénateur*).  

D’ailleurs, certains élus estiment, en revanche, qu’exercer plusieurs mandats différents, pendant une certaine durée, enrichit leur expérience et sont donc utiles.

Pourtant, aujourd’hui, les Français sont plutôt opposés à ce qu’un élu cumule plusieurs mandats car ils estiment que cela empêche des personnes plus jeunes d’exercer des responsabilités et donc ne facilite pas le développement de nouvelles idées. 8 Français sur 10 indiquent qu’ils voudraient que les élus limitent leurs mandats en nombre et dans le temps (http://opinionlab.opinion-way.com/dokumenty/Opinionway_Fiducial_pour_LaCroix_Les_Français_et_leurs_députés_Juin_2012_34.pdf).

 

* Les sénateurs représentent aussi la nation toute entière, mais ils ne sont pas élus directement par les Français. Ils sont élus par les personnes que les Français ont choisi pour exercer les différents mandats de maire, conseillers généraux et régionaux…

 

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse


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Elire en même temps le Président et les députés ?

42 % des Français ne sont pas allés voter dimanche dernier pour le premier tour des élections législatives. C’est beaucoup.

Pour certains, cette abstention est importante car les Français se sont déjà exprimés en élisant un nouveau président de la République il y a un mois et ne jugent pas toujours nécessaire de s’exprimer une nouvelle fois si peu de temps après l’élection présidentielle.

Pourtant, pour faire appliquer le programme sur lequel les Français l’ont élu, le Président a besoin qu’une majorité de députés vote les lois que présentera le gouvernement. L’élection des députés est donc très importante.

C’est pourquoi certains estiment qu’il faudrait voter en même temps pour choisir le Président et les députés. C’est d’ailleurs le cas dans certains pays comme les Etats-Unis.

Parmi les raisons de faire ce choix il y a une raison financière : ça coûterait moins cher d’organiser les deux élections au même moment, et une raison politique : cela confirmerait aux Français que choisir ses représentants à l’assemblée nationale, c’est très important.

Ceux qui pensent qu’élire le même jour le Président et les députés n’est pas une bonne idée avancent eux-aussi plusieurs raisons. Par exemple ils pensent que les Français vont plutôt se mobiliser pour choisir le Président et que l’élection des députés serait secondaire. Ils estiment aussi qu’il faudrait changer l’organisation puisqu’entre les deux tours de l’élection présidentielle il s’écoule deux semaines, mais seulement une semaine entre les deux tours des élections législatives.

En tout cas, la réflexion sur l’organisation ou non de l’élection présidentielle et des élections législatives en même temps sera lancée cet automne, a indiqué le président de la République.

 

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse


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Législatives : le financement des partis en jeu

Les résultats du premier tour sont maintenant connus (http://1jour1actu.com/france/elections-legislatives-cest-quoi-une-triangulaire/). Et tu sais que, à l’issue du second tour dimanche prochain, 577 députés représentant les Français siégeront durant 5 ans à l’Assemblée nationale pour voter les lois. Ces députés appartiennent à des partis politiques qui seront plus ou moins puissants selon le nombre d’élus dont ils disposeront.

Mais tu ignores peut être que le vote des Français permet aussi de déterminer le montant de l’aide que l’Etat accorde à chaque parti politique pour fonctionner durant l’année.

En effet, les partis politiques disposent pour fonctionner de deux types de ressources. D’un côté, les cotisations de leurs adhérents et les dons que peuvent leur faire des personnes qui partagent les mêmes idées qu’eux. De l’autre côté l’aide de l’Etat.

Pour recevoir une aide de l’Etat, un parti politique doit obtenir au moins 1% des suffrages exprimés dans au moins 50 circonscriptions lors des élections législatives. Ainsi en 2007, lors des dernières élections législatives, une cinquantaine de partis répondaient à ce critère.

Le montant de l’aide de l’Etat est alors fixé en fonction du nombre de voix gagné par chaque parti politique lors du premier tour de l’élection législative. Pour chaque voix, un parti politique reçoit une somme d’environ 1,70 € par an jusqu’à l’élection législative suivante, c’est à dire pendant 5 ans (http://www.senat.fr/role/fiche/financ_vie_pol.html). Par ailleurs, les partis qui ont des députés recevront de l’Etat pour fonctionner une somme d’environ 40 millions d’euros à se partager en fonction du nombre de leurs élus.

Aussi dimanche prochain, les différents partis politiques mesureront leur puissance en fonction du nombre de leurs députés mais également en fonction du nombre des Français qui auront voté pour leurs candidats qu’ils aient été élus ou non. 

 

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse


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Des pirates en politique ?

Le premier tour des élections législatives a eu lieu ce dimanche. Au deuxième tour, il ne restera que les candidats des principaux partis politiques.

Pourtant, il existe aussi des petits partis qui avaient présenté des candidats pour le premier tour. Certains de ces partis sont quelquefois des réunions de citoyens qui veulent pouvoir exprimer leur vision de la société et de la politique. Parmi eux : le Parti Pirate !

Ce jeune mouvement a été crée en France en 2006. Il se lance dans la bataille politique cette année en suivant l’exemple du Parti Pirate suédois et allemand qui siègent chacun dans leur pays respectif depuis peu de temps.

Leur nom a été trouvé par le fondateur, un programmateur informatique suédois, Rick Falkvinge, qui en avait assez que ceux qui souhaitent partager la culture et l’information gratuitement via Internet soient taxés de « pirates » par les politiciens. Comme une blague entre amis, il lance l’idée de prendre au mot ceux qui les poursuivent ainsi et décide de créer son mouvement : ce sera le Parti Pirate.

Au départ, une simple page Web… qui reçoit des milliers de messages de soutien… et un mouvement qui se développe dans les pays occidentaux : Allemagne, France, etc.

Ce mouvement veut défendre certains droits et montrer qu’il existe d’autres formes de démocratie. Ainsi, les militants qui se sont présentés aux élections législatives étaient « juste des citoyens concernés par l’évolution de la société ». Ils exercent différentes professions comme celles de professeurs, d’artistes, etc. et n’ont presque pas d’argent, juste ce qu’il faut pour imprimer programme et affiche.

Tu connais la devise de la République ? Liberté, Egalité, Fraternité. Eh bien, pour montrer qu’il travaille avec de simples citoyens et pour changer la société, le Parti Pirate a repris ces trois mots dans son programme :

-       Partage fraternel des savoirs culturels et scientifiques ;

-       Egalité des droits entre tous les citoyens ;

-       Défense des libertés fondamentales sur Internet et dans la vie quotidienne.

Pour conclure, au lendemain de ce premier tour, on peut dire que le Parti Pirate n’a pas réussi en France à s’imposer comme il l’a fait en Suède ou en Allemagne. Pourtant, le besoin de participer et de s’exprimer est grand dans notre société, comme le prouve l’ensemble des petits partis qui refleurissent à chaque élection législative.

Clara Recordier, magazine Wakou

 © iStockphoto


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Des journalistes, épouses d’hommes politiques : normal ou compliqué ?

Normal et compliqué !  Mais peut-être d’abord injuste car on ne se pose cette question que dans le cadre d’une relation entre une journaliste femme et un responsable politique masculin.

En fait, journalistes et hommes politiques se rencontrent souvent dans le cadre de leur travail. Aussi il semble normal que certains aient assez de points communs pour éprouver des sentiments l’un pour l’autre et décider de vivre ensemble. C’est d’ailleurs le cas de très nombreux Européens, quels que soient les métiers qu’ils exercent, puisque, d’après une étude publiée il y a deux ans*, 30% des couples se formeraient sur leur lieu de travail.

C’est malgré tout une relation compliquée car souvent journalistes et hommes politiques détiennent des informations qu’ils ont envie de partager dans la vie privée et pas forcément dans la vie professionnelle. C’est aussi compliqué parce que les Français sont assez méfiants vis à vis des journalistes. Ainsi presque 6 Français sur 10 estiment que les journalistes, hommes ou femmes d’ailleurs, ne sont pas indépendants vis à vis des partis politiques  (http://www.tns-sofres.com/points-de-vue/47706F4058C74A6EA8C951CDECFE9B20.aspx)

En réalité, dans la plupart des cas, le fait que des journalistes et des hommes politiques vivent ensemble n’est même pas un sujet de discussion. En revanche, lorsque les hommes politiques accèdent à des fonctions importantes, certains pensent qu’il sera difficile aux journalistes de respecter la frontière entre la vie privée et la vie publique. Aussi, pour éviter d’être critiquées  (et leurs conjoints également), beaucoup de ces journalistes décident de ne plus exercer leur profession dans le domaine politique. C’est, par exemple, le cas de Valérie Trierweiller (voir le billet d’hier), compagne du président de la République, qui fut longtemps une journaliste politique et travaille aujourd’hui dans le domaine culturel. D’autres journalistes posent la question de savoir si elles peuvent continuer à exercer leur métier au comité d’éthique de leur journal. C’est par exemple le cas de l’épouse du ministre du travail, Michel Sapin, qui travaille dans un quotidien économique.


* Etude de la société Monster

Dico

Comité d’éthique : les journalistes respectent des règles que l’on appelle une charte des droits et des devoirs (http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_de_Munich). Par ailleurs, les principaux médias désignent un ou plusieurs journalistes d’expérience qui peuvent dire si une situation est conforme aux droits et aux devoirs des journalistes, on parle alors de comité d’éthique. 

Précédents billets : Etre une « Première dame » ça signifie quoi ?

Quelle « Première dame » sera Valérie Trierweiller ?  

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

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Quelle « Première dame » sera Valérie Trierweiller ?

Valérie Trierweiller est la compagne du nouveau président de la République, François Hollande. Elle est donc la nouvelle « Première dame » française (voir le billet d’hier).

Elle a indiqué qu’elle accepterait évidemment la responsabilité de représenter la France aux côtés de François Hollande.  Elle était ainsi présente lors de la cérémonie d’investiture du Président le 15 mai et elle a raccompagné avec lui, sur le perron de l’Elysée, le précédent Président Nicolas Sarkozy et son épouse.

Trois jours plus tard, elle accompagnait François Hollande aux Etats-Unis et elle a passé du temps avec la « First lady » américaine, Michelle Obama.

Lors des voyages présidentiels, il est d’usage d’apporter de petits cadeaux à ses hôtes. Ces cadeaux sont souvent le reflet du savoir-faire du pays qui les offre, mais la plupart du temps ces cadeaux ne sont pas très personnels. Par exemple, il peut s’agir d’objets de décoration. D’ailleurs, il était prévu que Valérie Trierweiller offre à Michelle Obama un objet en cristal de Baccarat, une entreprise de luxe très renommée. Pourtant, elle a montré sa personnalité en prenant la décision de choisir des objets féminins, un sac à main Le Tanneur et des produits de beauté Sothys. Ainsi, elle a donc manifesté son souhait d’instaurer une relation de femme à femme et pas seulement une relation conventionnelle avec la « First lady » américaine. De plus, ces marques sont originaires de Corrèze, le département où François Hollande était élu depuis 1988. Et de cette façon Valérie Trierweiller a rendu hommage à la région qui a permis à François Hollande de mener sa carrière politique.

Toutefois si Valérie Trierweiller  a accepté de remplir le job de « Première dame », elle a aussi ajouté qu’elle avait besoin de gagner sa vie pour élever ses 3 fils adolescents. Or elle exerce un métier particulier puisqu’elle est journaliste depuis plus de 25 ans. De plus, elle était journaliste politique jusqu’à ce que François Hollande décide d’être candidat à l’élection présidentielle. Elle a donc renoncé à cette forme de journalisme et s’est occupée des pages culture pour l’hebdomadaire qui l’emploie depuis 1989 : Paris Match.

Mais, après l’élection présidentielle, elle veut continuer à travailler. Son employeur a accepté qu’elle reste salariée de son entreprise et écrive des articles portant plutôt sur l’actualité des livres. Le premier de ces articles signé par celle qui est aussi la « Première dame » paraît aujourd’hui. Il est consacré à Eleanor Roosevelt, une journaliste qui fut l’épouse d’un président américain entre 1933 et 1945. Et commence ainsi : « Tiens donc ! Une First Lady journaliste n’est pas une nouveauté… »

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

Hier : Etre une « Première dame », ça signifie quoi ?

Demain : Journaliste et épouse d’un homme politique : normal ou compliqué ?

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Etre une « Première dame » ça signifie quoi ?

On appelle communément « Première dame », la compagne d’un Président. On utilise ces deux mots pour signifier qu’elle est la première femme de son pays, comme le Président est le premier homme.

En général, la « Première dame » est l’épouse du Président. Par exemple Michelle Obama, l’épouse du président américain Barak Obama est appelée la « First lady ». Mais, aux Etats-Unis, Valérie Trierweiller, la compagne du nouveau président de la République français, François Hollande, avec lequel elle n’est pas mariée, est surnommée la « First girl friend » (la « Première petite amie »).

Lorsque le dirigeant d’un pays est une femme, c’est le cas d’Angela Merkel en Allemagne, il n’y a pas vraiment de nom pour désigner son compagnon. Sans doute parce que cette situation est relativement nouvelle dans l’histoire. Rappelle-toi juste que dans bien des pays les femmes n’ont le droit de vote que depuis 70 ou 100 ans (1944 en France,  1918 en Grande-Bretagne).

En France être  « Première dame » n’est pas un métier. Une « Première dame » n’a pas été élue, elle n’est pas obligée de remplir des missions précises et ne reçoit pas de salaire pour les effectuer. Pourtant, en général, elle consacre beaucoup de temps à des activités qui sont la conséquence de la fonction occupée par son compagnon. Par exemple, la « Première dame » représente la France lorsqu’elle voyage avec le Président ou lorsqu’elle reçoit avec lui des chefs d’Etat étrangers à l’Elysée. Elle assiste à certaines cérémonies. Parfois elle consacre du temps à mener des actions de solidarité. Bref, c’est un vrai boulot, même si elle n’est pas obligée de le faire de 9h à 18h tous les jours !

D’ailleurs ses activités sont bel et bien reconnues puisque la « Première dame » dispose d’un bureau personnel à l’Elysée et que plusieurs personnes travaillent pour elle. Par exemple pour répondre à l’important courrier qu’elle reçoit.

Tu peux découvrir sur le site officiel de la Présidence (http://www.elysee.fr/president/la-presidence/la-premiere-dame-de-france/la-premiere-dame-de-france.117.html) une photo de Valérie Trierweiller et également une série d’images représentant les précédentes « Premières dames » dans leurs différentes activités.

Demain : Quelle « Première dame » sera Valérie Trierweiller ?

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

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