Le blog présidentielle 2012 - Milan Presse

Mois

avril 2012

28 billets

Comment choisit-on de voter ?

Peut-être entends-tu tes parents discuter de leur choix pour le second tour de l’élection présidentielle dimanche 6 mai ?  Et du coup tu te demandes comment ils choisissent celui qu’ils désirent voir diriger le pays pour les 5 prochaines années.

Des scientifiques se sont aussi posés la question de la motivation des électeurs.

Les idées

Il y a d’abord la lecture des programmes des candidats qui permet à chacun de déterminer lequel est le plus proche de ses idées.

La sympathie

Il y a aussi les meetings et les débats. On peut, grâce au web, visionner les meetings auxquels on n’a pas assisté en direct pour se faire une opinion. Là, souvent, c’est plutôt la sympathie que suscite tel ou tel candidat, mais aussi ses gestes, sa façon de parler, l’image qu’il donne… qui nous conduisent à décider de voter pour lui.

L’actualité

Par ailleurs, même si on a pu entendre que cette campagne électorale ne passionnait pas réellement les Français, 6 Français sur 10 suivraient tous les jours les informations données à ce sujet.

La tradition

Mais les scientifiques ont aussi observé que l’influence de notre famille compte beaucoup. Ainsi deux Français sur trois voteraient (ou s’abstiendraient de voter) comme leurs parents.

Malgré tout, le jour du vote, 1 Français sur 4 hésite encore sur le nom du candidat qu’il va choisir.

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

Source : Bruno Cautrès et Anne Muxel, “Comment les électeurs font-ils leur choix ?”, Presses de Sciences-Po

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Apr 30, 2012
Du côté des enfants : le partage des richesses

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Deux candidats sollicitent les votes des Français pour devenir le futur président de la République. Ils ont donc des idées et des projets dans plein de domaines, nous t’informons de certains d’entre eux concernant particulièrement les enfants (comme l’école ou la justice des mineurs) ou les sujets qui vous intéressent (comme l’écologie ou le partage des richesses). Ces informations sont extraites des programmes que François Hollande et Nicolas Sarkozy ont élaborés pour gouverner la France les 5 prochaines années.

Aujourd’hui : le partage des richesses.

“Je n’aime pas la richesse insolente, les rémunérations indécentes, l’égoïsme d’une fraction de la population qui considère que son sort personnel l’emporte sur d’autres considérations”.

C’est François Hollande qui a prononcé cette phrase, en septembre dernier, voulant ainsi devenir une sorte de Robin des Bois de la campagne présidentielle.

L’une de ses promesses électorales “choc” a en effet été d’annoncer la création un nouvel impôt pour les personnes gagnant plus d’un million d’euros. Premiers visés ? Les “très riches”, comme certains patrons de grandes entreprises, qui gagnent parfois jusqu’à 2 millions d’euros par an. Les réactions ? Des footballeurs en colère, qui menacent d’aller jouer ailleurs, et des chanteurs, paniqués, qui râlent dans leurs micros…

Le candidat du PS a également proposé que le salaire des patrons d’entreprises publiques soit au maximum 20 fois plus important que celui du salarié le moins bien payé.

Pour Nicolas Sarkozy, le partage des richesses ou des bénéfices n’est pas au programme.

“C’est par le travail et par l’effort que nous garantirons notre dette sociale, a déclaré le président-candidat. Ce n’est pas par le partage du travail, ce n’est pas par la facilité que l’on garantit le niveau de vie d’un pays comme la France”.

En 2007, il prônait déjà la liberté de “travailler plus pour gagner plus”.

Aujourd’hui, il appelle à un rassemblement, le 1er mai prochain, autour de ce qu’il appelle le “vrai travail” : deux mots qui scandalisent les 2,4 millions de personnes touchant le salaire minimum (smic), les syndicats de travailleurs et les 2,8 millions de personnes au chômage en France.

Isabelle Pouyllau, magazine Julie

sources : AFP, Le Monde, INSEE, Ministère du travail.

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Apr 27, 2012
Du côté des enfants : l'écologie

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Deux candidats sollicitent les votes des Français pour devenir le futur président de la République. Ils ont donc des idées et des projets dans plein de domaines.
Nous t’informons de certains d’entre eux concernant particulièrement les enfants (comme l’école ou la justice des mineurs) ou les sujets qui vous intéressent (comme l’écologie ou le partage des richesses). Ces informations sont extraites des programmes que François Hollande et Nicolas Sarkozy ont élaborés pour gouverner la France ces 5 prochaines années.

 Aujourd’hui : l’écologie !

Vous avez dit ÉCOLOGIE ? Mais ce mot ne fait pas partie de la campagne électorale de ces messieurs Nicolas Sarkozy et François Hollande ! J’ai beau chercher, scruter, relire, me servir des formidables outils mis à notre disposition sur le Net*… non, vraiment je ne vois pas. Ah si ! De temps en temps, il prononce le mot :

Le premier cite « la ministre de l’Ecologie » (qui l’a accompagné lors de son fameux voyage sur le site nucléaire de Fukushima), tandis que le second parle du mouvement « Europe-Ecologie-Les Verts ».

C’est tout.

Alors de quoi l’écologie est-il le nom ?

Être écologiste, ce n’est pas sérieux pour ces messieurs. Être écologique, pour eux, c’est porter des sandales, aller au marché biologique, faire du vélo et avoir froid dans sa maison car on ne met presque pas le chauffage, être contre l’agriculture et l’élevage intensifs, bref, être contre la vie moderne et ses bienfaits !

Soyons sérieux deux minutes. Vous qui lisez ce blog et qui savez qu’il y a erreur à ne pas prendre en compte l’écologie, regardons ensemble ce qu’ils nous proposent.

Du côté de l’Environnement, François Hollande soutient « la mise en place d’une organisation mondiale de l’Environnement », et souhaite qu’il y ait une « taxe carbone aux frontières de l’Europe ». Nicolas Sarkozy propose exactement la même chose.

Du côté de l’Energie, François Hollande veut « réduire la part du nucléaire de 75 à 50% dans la production d’électricité d’ici 2025 », fermer la centrale de Fessenheim (qui est très vieille) et poursuivre le développement des réacteurs de nouvelles générations. Nicolas Sarkozy ne veut rien changer et, au contraire, développer les réacteurs de nouvelles générations.

Qui nous parlera des soucis de santé dus à l’alimentation (pesticides, animaux malades et en souffrance, colorants chimiques, adjuvants de synthèse, parabènes, etc.).

Qui se préoccupe du sort des animaux en voie de disparition ? Des zones d’espaces verts qui diminuent dans les villes, des forêts que l’on détruit chaque jour ?

Qui parle encore de la qualité de l’eau et de l’air ? 

Ces sujets ne sont sans doute pas assez sérieux, quand on veut devenir président.

Clara Recordier, magazine Wakou

* Liens utiles :

http://labs.liberation.fr/match-des-mots/

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/ cliquer sur « comparez les programmes des candidats »

© iStockphotos

Sujets précédents : La justice des mineurs, L’école

Prochain sujet : Le partage des richesses

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Apr 26, 2012
Du côté des enfants : l’école primaire

Deux candidats sollicitent les votes des Français pour devenir le futur président de la République. Ils ont donc des idées et des projets dans plein de domaines, nous t’informons de certains d’entre eux concernant particulièrement les enfants (comme l’école ou la justice des mineurs) ou les sujets qui vous intéressent (comme l’écologie ou le partage des richesses). Ces informations sont extraites des programmes que François Hollande et Nicolas Sarkozy ont élaborés pour gouverner la France les 5 prochaines années.

Aujourd’hui : l’école primaire

1 enfant sur 4 serait en difficulté d’apprentissage à la fin du CM2*. Le prochain président de la République devra donc s’attacher à donner un nouveau souffle à l’école… pour que tous les enfants disposent des mêmes chances de réussir à l’école. L’éducation est, en effet, l’une des priorités des Français et donc des électeurs.

Nicolas Sarkozy veut centrer son action sur l’apprentissage du français et des mathématiques. Il indique ainsi qu’il souhaite que tous enfants entrent en 6e en sachant bien lire et compter et propose de consacrer 2 000 € par an aux élèves en difficulté dès la maternelle soit environ 1 enfant sur 8 (100 000 enfants). Il veut aussi faciliter le passage entre l’école primaire et les classes de 6e et 5e notamment en renforçant l’enseignement du français et des mathématiques.

François Hollande veut qu’il y ait plus d’enseignants à l’école maternelle et à l’école primaire car il estime que c’est la meilleure façon de lutter contre l’échec scolaire. Il indique :

« je ferai en sorte que les enfants de moins de trois ans puissent être accueillis en maternelle. Je donnerai la priorité à l’acquisition des savoirs fondamentaux et d’un socle commun de compétences et de connaissances ».

Il veut aussi réexaminer ce que l’on appelle les rythmes scolaires, c’est-à-dire le nombre d’heures qu’un enfant passe à  l’école chaque jour et le nombre de jours où il va à l’école dans la semaine et dans l’année.

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

* Source : Haut Conseil de l’Éducation, L’école primaire, Bilan des résultats de l’École, 2007.

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Prochain sujet : l’écologie

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Apr 25, 2012
La campagne présidentielle expliquée aux enfants

Découvrez  le reportage sur les coulisses de nos rédactions jeunesse.


L’élection présidentielle expliquée aux enfants par france3midipyrenees

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Apr 25, 2012
Du côté des enfants : la justice des mineurs

Deux candidats sollicitent les votes des Français pour devenir le futur président de la République. Ils ont donc des idées et des projets dans plein de domaines, nous t’informons de certains d’entre eux concernant particulièrement les enfants (comme l’école ou la justice des mineurs) ou les sujets qui vous intéressent (comme l’écologie ou le partage des richesses). Ces informations sont extraites des programmes que François Hollande et Nicolas Sarkozy ont élaborés pour gouverner la France les 5 prochaines années.

Aujourd’hui : la justice des mineurs.

Il y a presque 60 ans, des élus ont voté des mesures particulières pour juger les mineurs (les personnes qui ont moins de 18 ans) lorsqu’ils ont commis un délit (comme un vol) ou un crime. On connaît l’ensemble de ces mesures sous le nom d’Ordonnance de 1945 (http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/jeunes-justice/index/). L’idée principale est qu’un mineur, s’il est bien accompagné, éduqué… peut évoluer, trouver sa place dans la société et ne plus commettre ni délit, ni crime.

Mais au fil du temps, il y a eu plus de 60 textes de loi modifiant certaines mesures de l’Ordonnance de 1945. Aussi certaines organisations comme l’Unicef (http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/pour-une-justice-des-mineurs-respectueuse-des-droits-de-lenfant-2012-02-10) souhaitent que le nouveau président de la République s’engage à ce que la justice des mineurs conserve ses spécificités (mesures éducatives et mesures de prévention) et ne se calque pas sur la justice des adultes.

Les programmes des deux candidats ne précisent pas quelle est leur vision globale de la justice des mineurs : quelle part à l’éducation et à la prévention et quelle part à la répression. François Hollande indique juste qu’il souhaite doubler le nombre des centres éducatifs fermés (CEF) pour les mineurs condamnés par la justice et passer à 80 établissements. Quant à Nicolas Sarkozy il écrit qu’il faudra « réformer profondément la justice des mineurs pour sanctionner plus fermement les jeunes délinquants ».

 

CEF : Il existe aujourd’hui 43 centres éducatifs fermés. Ils évitent aux mineurs délinquants d’aller en prison. Les CEF peuvent accueillir 12 mineurs délinquants de 13 à 18 ans. Depuis mars 2003, date de fonctionnement du premier CEF, 3 800 mineurs ont été placés dans une structure de ce type.

  

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

 

Prochain sujet : quelle école ?

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Apr 24, 2012
Le 6 mai, les bureaux de vote fermeront… comme d’habitude !

Cette campagne est bien différente de celle de 2007. Les réseaux sociaux se sont développés et les estimations des résultats sont très vite diffusées, dès la fermeture des premiers bureaux de vote à 18h. En France, la loi l’interdit. Mais en Belgique ou en Suisse par exemple, les journalistes donnent l’information dès qu’elle est à leur disposition et qu’elle leur semble fiable. Grâce aux sites des journaux, il est donc très facile d’avoir accès à l’information.

Or certains bureaux de vote, dans les grandes villes françaises, ne ferment qu’à 20h. Certains pensent donc que des électeurs pourraient être influencés par des estimations données dès 18h. Ils pourraient décider d’aller voter, ou de ne pas aller voter, entre 18 et 20h pour tenter de faire basculer les résultats et pas simplement choisir de voter en fonction de leurs convictions.

C’est pourquoi la commission de contrôle de la campagne* (http://www.cnccep.fr/communiques-de-presse.html) a proposé que tous les bureaux de vote ferment à 20h pour le second tour du 6 mai. Le gouvernement a répondu non à cette proposition parce qu’il estime que l’on ne peut pas changer les règles du vote en cours d’élection.

Les bureaux de vote seront donc ouverts dimanche 6 mai de 8 à 18h dans les communes rurales et les petites villes et de 8 à 20h dans certaines grandes villes.

Mais sans doute faudra-t-il réexaminer le mode de fonctionnement de l’élection pour la prochaine élection présidentielle en 2017.

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

*Commission de contrôle de la campagne : elle est composée de personnalités choisies par le conseil constitutionnel, dont l’une des missions est de veiller à ce que l’élection du président de la république respecte les règles.

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Apr 24, 2012
La journée d’élection d’un juge

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Partout en France, hier, des centaines de juges ont vérifié dans les bureaux de vote que l’élection se déroulait dans les règles (voir billet du 20 avril « Un scrutin sans fausse note »).

Une journée marathon !

Ainsi, Gilbert C., président de chambre à la cour d’appel de Toulouse, avait-il en charge le canton de Boulogne-sur-Gesse aux confins de la Haute-Garonne-. Parti de son domicile à 8h il rejoignait d’abord, 45 km plus loin, Lafitte-Vigordane, pour la visite du premier bureau de vote de la journée. Poignées de mains, café… tout était en règle. Il  reprend sa voiture et s’arrête 6 km plus loin à Gratens. Poignées de mains, café… tout était en règle. Il reprend sa voiture et s’arrête 4 km plus loin à Marignac-Lasclares…

Au long de ce dimanche d’élection, le juge aura visité 31 bureaux de vote, serré des dizaines de poignées de mains, effectué 250 km… pour confirmer que les règles de l’élection ont toujours été respectées.

Dans les communes rurales visitées, les inscrits étaient souvent moins d’une centaine pour chaque bureau de vote. Ceux-ci étaient presque toujours installés à la mairie mais quelques fois à l’école (photo). Ce jour d’élection était aussi pour les maires l’occasion d’échanger avec leurs administrés. Les électeurs s’attardaient souvent dans les bureaux de vote pour discuter politique… et organisation des élections. Dans ces toutes petites communes où beaucoup d’électeurs avaient voté avant midi, la journée était un peu longue jusqu’à la clôture à 18h. Si le 6 mai elle doit s’allonger jusqu’à 20h, il leur faudra trouver des occupations !

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

Photo : DR

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Apr 23, 2012
Campagne de chiffres

Premiers chiffres : ceux du coût de la campagne (voir billet du 16 avril). Organiser une élection présidentielle coûte ainsi à l’Etat 228 millions d’euros soit 3,50 euros par habitant (bébés compris !).

43 200 000 : c’est le nombre d’électeurs inscrits sur les listes électorales fin février 2011.

75 000 : c’est le montant maximum, en euros, de l’amende infligée à qui divulguerait les résultats de l’élection dimanche avant 20h.

65 000 : c’est le nombre de bureaux de vote en France. En Haute-Garonne, il y a, par exemple, 1 240 bureaux de vote dont 250 à Toulouse.

80/200 : les deux principaux candidats sont suivis chaque jour par 80 à 200 journalistes.

43 : c’est le nombre de minutes dont dispose chaque candidat pour s’exprimer à la télévision au moyen de spots vidéo (soit 10 fois 1 minute 30 et 8 fois 3 minutes 30).

30 : c’est le nombre de jours de la campagne officielle.

10 : c’est le nombre de candidats à l’élection présidentielle.

5 : c’est le nombre de candidats qui devraient avoir ou dépasser 10% des votants au premier tour (d’après les prévisions des instituts de sondage).

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

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Commentaire :

“Je lis vos articles avec beaucoup d interet.Je ne comprends pas grands choses a la politique bien que j ai 30 ans.votre blog m eclaire sur beaucoup de choses.merci.”, Alexia

Apr 20, 2012
Un scrutin sans fausse note !

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Aujourd’hui les candidats ont effectué leurs derniers déplacements : François Hollande en Champagne-Ardennes, Nicolas Sarkozy dans les Alpes-Maritimes…  Les derniers sondages viennent d’être publiés. Et samedi soir à minuit la campagne électorale pour le premier tour de l’élection présidentielle est terminée.

Place au scrutin.

Dimanche à partir de 8h et jusqu’à 18h (à 20 h dans certaines grandes villes) les 65 000 bureaux de vote accueilleront 43 millions d’électeurs.

Mais comment être certain que cette journée de vote se déroulera dans les règles ?

Pour veiller au grain le Conseil constitutionnel envoie quelques centaines de magistrats vérifier quelques petites choses matérielles…. essentielles.

• Les  bureaux de vote sont composés de quatre personnes dont deux doivent être présentes en permanence.

• La salle de vote doit être ouverte sans interruption entre 8h et 18h (ou 20h).

• Les urnes doivent être transparentes, ainsi pas possible d’ajouter secrètement des bulletins de vote. Les urnes sont verrouillées et les deux clés nécessaires à son ouverture sont détenues par deux personnes différentes. L’urne ne doit jamais être laissée sans surveillance.

• Les bulletins de tous les candidats doivent être présents sur une même table en quantité équivalente. Les responsables des bureaux de vote doivent donc compléter régulièrement les bulletins afin que personne ne devine pour quel candidat les électeurs précédents ont voté.

• Il y a forcément un isoloir pour que chacun place son bulletin de vote sans que toutes les personnes présentes devinent son choix. En fait, il faut un isoloir pour 300 personnes inscrites dans le bureau. Par exemple s’il y a 900 inscrits dans un bureau de vote, il devra y avoir 3 isoloirs.

• On peut voter sans sa carte d’électeur mais pas sans sa pièce d’identité. Sauf dans les communes de moins de 3 500 habitants… où chacun se connaît. L’électeur doit signer un registre certifiant qu’il a voté.

Si les magistrats délégués par le Conseil constitutionnel s’aperçoivent que des irrégularités sont commises, ils peuvent contraindre les membres du bureau de vote à mieux respecter les règles. De plus, ils informeront le Conseil constitutionnel des irrégularités qu’ils auront observées. Avec parfois des conséquences graves. Ainsi en avril 2007, le Conseil constitutionnel a annulé des suffrages car il y avait deux urnes dans un même bureau de vote !

Conseil constitutionnel : il veille au bon fonctionnement de l’Etat. Ainsi il vérifie que les lois votées sont conforme à la constitution.

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

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Commentaire :

“moi je crois que se sera un duel HOLLANDE/SARKOZY au 2ème tour”, Léo

Apr 20, 2012
Dimanche, les fuites des résultats sous surveillance

Dimanche 22 avril, les électeurs français vont enfin pouvoir voter pour leur candidat préféré. Munis de leur carte d’identité et de leur carte d’électeur, ils vont se rendre dans des bureaux de vote qui sont ouverts de 8 heures à 18h dans les petites villes, et jusqu’à 20h dans les grandes villes.

Tant que les derniers bureaux de vote ne sont pas fermés, il est interdit de communiquer les résultats. La raison ? Il ne faut pas influencer les électeurs qui ne sont pas encore aller voter. En effet, dès 18h, les bureaux de vote des villages commencent à dépouiller les urnes et les premiers résultats sont connus. Ainsi, il est possible d’avoir une idée assez précise des candidats qui seront présents au second tour dès 18h30. 

Seulement, cette interdiction de dévoiler les résultats avant 20h ne s’applique qu’en France. En Belgique, en Suisse ou ailleurs, les journaux peuvent publier librement les premiers résultats. Alors forcément, à l’heure d’Internet et surtout de Facebook et de Twitter, ces résultats ne vont pas rester secret bien longtemps. 

Tu peux évidemment chercher les résultats dès 18h30 sur les sites des journaux étrangers, mais il ne faut surtout pas diffuser cette information publiquement sur ton blog, sur Twitter ou Facebook. Par exemple, si tu donnes les résultats sur ton mur Facebook , tu risques une amende de 75 000 euros ! Te voilà prévenu.

Norédine Benazdia, Géo Ado

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Apr 20, 2012
Et si tu étais président(e) ? (Suite)

Suite de notre blog-épisode : il y a deux semaines, les Julienautes nous alertaient sur trois grandes thématiques de société, qui devraient figurer en bonne place, d’après elles, dans les programmes des candidats. Aujourd’hui, la solidarité.

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 “Si j’étais présidente… il y aurait plus d’égalité pour tous, femmes, SDF, car il n’y a aucune différence entre nous ! Je développerais de nouvelles inventions et actions pour l’écologie. Et je créerais beaucoup plus d’abris pour les SDF pour qu’aucune personne ne soit en difficulté dans la rue ou ailleurs et j’aiderai les autres pays qui ont aussi besoin d’aide”, explique Fidye, sur leblogdejulie.com. Un programme généreux qui résume bien l’avis et les envies des Julienautes en matière d’engagement politique : s’occuper des autres.

150  000,  200 000, voire 500 000 ! C’est le nombre de logements sociaux que certains candidats souhaitent faire construire s’ils sont élus (Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade, François Hollande, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon). D’autres n’en parlent pratiquement pas (Nicolas Sarkozy).

Philanthropes ou utopistes*, Nathalie Arthaud, Jean-Luc Mélanchon et Philippe Poutou ont les propositions les plus prometteuses en matière d’aides et d’allocations.

Enfin, tous les candidats sont pour une augmentation, plus ou moins importante, des salaires.

Le mot “solidarité” n’a pas été beaucoup prononcé dans cette campagne, marquée par un décalage entre les préoccupations des Français et les sujets préférés des candidats. Espérons que dimanche, lors du premier tour, candidats et votants parlent la même langue.

philanthrope : personne qui cherche à améliorer le sort des autres, de façon désintéressée.

utopiste : personne qui a des idéaux qui ne tiennent pas compte de la réalité.

Isabelle Pouyllau, magazine Julie

© IStockphoto.

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Apr 20, 2012
La guerre sur les réseaux

Quand un homme politique part en campagne, il se doit d’être présent sur tous les terrains où se trouvent ses électeurs. Il va au salon de l’agriculture, dans les entreprises, les universités, sur les marchés ou… les réseaux sociaux !

Comme ces candidats ne peuvent pas être présents sur tous les fronts, ils se font aider par des militants qui les aident à imposer leur opinion sur la toile. Ainsi, pour chaque meeting ou émission télé, certains candidats invitent les militants à relayer leurs bons mots et leurs idées sur Twitter ou Facebook. Ils sont parfois plus de 200 à tweeter depuis des salles immenses spécialement aménagées pour l’occasion. Pour ne rien rater, des écrans géants et des haut-parleurs diffusent le discours de leur candidat préféré. Et chaque bonne phrase est immédiatement tweetée, partagée et commentée. Ils baptisent ces salles des “war-rooms”, des salles de guerre. Le but est d’inonder les réseaux sociaux et de noyer les messages des opposants sous des flots de messages positifs.

Il est difficile de mesurer l’efficacité de la campagne électorale sur les réseaux sociaux. Mais pour les militants, les batailles en ligne n’ont rien de virtuel.  

Norédine Benazdia, Géo Ado


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Apr 17, 2012
Pourquoi on vote (un peu) pendant les vacances ?

Le mandat de Nicolas Sarkozy, élu président de la République en 2007, se termine mardi 15 mai 2012 à minuit.

Or la Constitution http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/election-presidentielle-2012/calendrier-de-l-election/dates-de-l-election-presidentielle-2012.104281.html

précise que l’élection du nouveau Président a lieu 20 jours au moins et 35 jours au plus avant la fin du mandat du précédent Président et que le second tour de scrutin a lieu le quatorzième jour suivant le premier. Du coup, il n’y avait que deux séries de dates possibles : les dimanches 15 et 29 avril ou les dimanches 22 avril et 6 mai. La seconde série de dates a été retenue car le 22 avril c’est la fin des vacances de printemps de la zone A, le milieu des vacances de la zone C et le début des vacances de la zone B. Tandis que la première série de dates tombait pendant la période où toutes les zones étaient en vacances à l’une ou l’autre de ces dates.

Pour les papas et les mamans en vacances, il reste la possibilité de faire une procuration http://www.presidentielle-2007.net/procuration.php à la personne de leur choix (et de confiance) pour voter à leur place. C’est gratuit, il faut juste s’organiser pour effectuer les démarches avant le premier tour de l’élection.

Dico : la Constitution http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/veme-republique/constitution-definition/ c’est l’ensemble des lois qui permettent à un État de fonctionner. La Constitution en vigueur en France aujourd’hui a été adoptée en 1958.

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

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Apr 16, 2012
Le succès populaire des meetings en plein air

Les grands rassemblements en plein air sont certainement l’une des nouveautés de cette campagne présidentielle, avec l’usage des réseaux sociaux.

Bien sûr, l’espace public a toujours été le lieu de l’expression populaire, par exemple lors des défilés ou des manifestations pour ou contre une décision politique.

Dans les précédentes campagnes électorales, les Français se retrouvaient parfois dehors lorsque les salles louées pour les meetings (voir « La boîte à outils de la campagne/1 » en date du 11 avril) se révélaient trop petites comme ce fut le cas à Paris au stade Charléty en 2007. 40 000 personnes étaient entrées pour écouter Ségolène Royal le 1er mai entre les deux tours de l’élection présidentielle, mais 20 000 autres étaient restées à l’extérieur, suivant le discours de leur candidate sur des écrans géants.

Les Français se retrouvaient également dans des lieux symboliques pour fêter la victoire de leur candidat, comme ce fut le cas en 2007 pour fêter la victoire de Nicolas Sarkozy, place de la Concorde à Paris.

Mais Jean-Luc Mélenchon a su insuffler à ses soutiens l’envie de se retrouver en grand nombre, sans avoir à débourser le million d’euros que coûte un grand meeting dans une salle louée, décorée et sonorisée. Il a ainsi réuni 100 000 personnes place de la Bastille le 18 mars, 70 000 personnes place du Capitole à Toulouse le 5 avril et 120 000 personnes sur la plage du Prado à Marseille le 14 avril.

Le plein air, c’est forcément plus accessible, plus convivial, voire plus familial.

Les deux principaux candidats se sont vite adaptés à cette nouvelle forme de réunion de masse. Ainsi hier dimanche 15 avril François Hollande a réuni 100 000 personnes dans une sorte de grande kermesse sur l’esplanade du château de Vincennes à Paris et presque dans le même temps Nicolas Sarkozy réunissait 100 000 personnes sur la place de la Concorde.

Le meeting en plein air deviendra-t-il un « classique » des prochaines élections ? Les candidats chercheront-ils à étonner en organisant des meetings dans des lieux insolites ?

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse


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Apr 16, 2012
Comptes de campagne en temps de crise

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Comme chacun sait, l’Europe et la France sont en crise. Et, aussi, en période électorale - et non des moindres puisqu’il s’agit d’élire le Président de la République pour les 5 ans à venir.

 On s’attend donc à ce qu’ils aient fait attention à leurs comptes de campagne.
1. Parce qu’en tant que futur Président(e), ils sont au fait des problèmes économiques de la France et nous parlent du “déficit de l’État” tout les jours.
2. Parce que c’est bien l’État qui paie la majeure partie des frais de campagne électorale, et l’État, c’est nous, c’est eux.

Regardons d’un peu plus près.
Pour faire une campagne électorale, il faut :
Du matériel électoral : bulletins de vote et profession de foi des 10 candidats dans chaque bureau de vote ! Il faut donc louer des salles et du personnel pour mettre sous enveloppe, cacheter, emmener à la Poste. Montant : 51 millions d’euros.
Les frais d’acheminement par la Poste : 49 millions d’euros.
Le matériel tel que les affiches et la colle, les tracts, etc. : 47 millions d’euros.
Les dépenses des communes pour l’organisation des bureaux de vote, l’organisation du vote dans les DOM-TOM, les frais pour les campagnes officielles à la radio et à la télévision ainsi que les frais divers… tout ceci nous amène au total de 228 millions d’euros.
228 millions d’euros, c’est la somme que l’État va payer pour financer ce moment fort dans notre démocratie républicaine, soit 3,50 € par habitant.
Selon toi, étant donné l’état de la France et de la Crise, c’est peu ou beaucoup trop ?

Ensuite, les comptes de chaque candidat seront examinés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.
49 millions d’euros seront remboursés par l’État en fonction du score de chaque candidat.
En clair, celui qui arrive dernier est le moins bien remboursé, non seulement il a perdu dans les grandes largeurs mais en plus il est en faillite !

A partir de quel score les candidats seront-ils remboursés ?
Ceux et celles qui feront – de 5% au 1er tour recevront 800.422 €
Ceux et celles qui feront + de 5% au 1er tour recevront 8 millions d’euros.
Les 2 candidats du 2e tour recevront jusqu’à 10 millions d’euros pour rembourser leurs frais de campagne.

A ce jour, on sait que Philippe Poutou a dépensé environ 600.000 € pour sa campagne tandis qu’Eva Joly en a dépensé environ 1.700.000 €, Marine Le Pen plus de 8 millions, tandis que Jean-Luc Mélanchon reste sous la barre des 5 millions.
La prochaine fois, quand nous aurons les dépenses de chaque candidat, nous ferons un problème d’arithmétique… promis !

Clara Recordier, magazine Wakou

 © IStockphoto.


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Apr 16, 2012
L’affiche présidentielle : un message codé

Le visage des candidats à l’élection présidentielle, tu les connais grâce aux affiches électorales placardées sur les murs de ta ville. Leur point commun : présenter un portrait, flatteur, du candidat et faire passer un message. Analyse en images de quelques candidats à l’élection présidentielle :

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Tandis que Nicolas Sarkozy (UMP) mise sur un fond ambiance mer d’huile pour symboliser le calme et un regard confiant et tourné vers l’avenir, François Hollande (PS),  préfère fixer l’objectif pour donner à l’électeur l’impression de le regarder dans les yeux et adopte une mine grave pour prouver son sérieux.

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Marine Le Pen (FN) quant à elle a changé son affiche au dernier moment. Elle a abandonné la pose séductrice rappelant celle de certaines stars pour une photo plus sobre et plus resserrée sur son visage.

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Pour communiquer, François Bayrou (Modem) a choisi une photo « prise sur le vif » et une écriture manuscrite, façon autographe, pour son slogan, sans doute pour paraître proche des gens. Jean-Luc Mélanchon, (Front de Gauche) se représente de façon plus classique : menton levé et expression très inspirée, son regard part au loin sur un fond rouge, une posture qui rappelle celle des affiches de communistes soviétiques de l’époque.

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Quant à l’affiche d’Eva Joly (Europe écologie les Verts), elle offre un plan très rapproché sur son visage à l’expression bienveillante et porte une paire de lunettes….verte qui symbolise la couleur de son parti.


Aujourd’hui, même si les moyens de communication des candidats se modernisent avec Twitter et Facebook, l’affiche traditionnelle semble encore incontournable pour véhiculer une bonne image du candidat. Et toi qu’en penses-tu ?


Vanessa Dufour, magazine Manon


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Apr 16, 2012
La boîte à outil de l’élection : le matériel

Meeting, débat, sondage, affichage… découvre la boîte à outils d’une élection à la présidence de la République.
Aujourd’hui : le matériel de la campagne électorale

Le sondage
Le sondage c’est un peu le baromètre de l’élection présidentielle. Il donne la cote supposée des candidats presque au jour le jour. Comme un sondage c’est une photographie à un moment donné de l’opinion des Français, ceux-ci suscitent beaucoup de commentaires.
Chaque institut de sondage a sa méthode de travail qu’il juge fiable. Pourtant les résultats des différents sondages présentent d’importantes différences.
Certains sondages indiquent que presque 1 Français sur 2 ne sait pas pour qui il va voter… de quoi faire encore beaucoup varier les différents sondages.

L’affiche
L’affiche diffuse l’image que le candidat veut donner de lui. En général, le candidat est souriant. Souvent il est placé de ¾ afin que son regard accroche celui du spectateur et en même temps regarde au loin comme s’il avait la capacité de voir l’avenir. Quelquefois les professionnels de la communication qui réalisent ces affiches pastichent des images célèbres. Ainsi l’une des candidates prend la même pose que celle de la princesse de Galles, Diana ! Quelquefois ces spécialistes de la communication veulent réaliser des images tellement parfaites qu’ils choisissent comme décor de l’affiche des paysages étrangers plutôt que d’adopter un paysage français !
Mais attention, sur les affiches, les candidats n’ont pas le droit d’utiliser les symboles de la République comme le drapeau français.
Chaque candidat peut apposer deux affiches sur les panneaux placés devant les bureaux de vote.

Le tract
Depuis des semaines les militants des différents partis politiques présentant des candidats distribuent des tracts vantant les idées de leurs leaders. En général ils choisissent les lieux de grand passage : les sorties du métro, les marchés…  Quelquefois les militants sonnent à la porte du domicile des Français pour leur proposer ce tract et les inviter à voter pour leur candidat. Si un parti dispose de nombreux militants actifs, il diffusera de nombreux tracts. Ces tracts peuvent être très divers dans leur forme et leur contenu. Les personnes sont libres de prendre ces documents ou non. Mais de toute façon ces tracts devront être comptabilisés dans les outils de la campagne du candidat et leur coût sera pris en compte. Ainsi, malgré tout, il y a une certaine équité entre les différents candidats.

La profession de foi
C’est ainsi qu’on appelle le document synthétisant le programme et les idées de chaque candidat. A la différence du tract distribué par les militants, la profession de foi sera envoyée à tous les électeurs. Elle doit obéir à des règles très précises. Sa dimension, le grammage du papier (c’est-à-dire sa tenue et sa qualité)… doivent être les mêmes pour tous.

Mercredi 11 avril : Rencontrer les militants et les Français
Hier jeudi 12 avril : Parler à tous les Français

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

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Apr 13, 2012
Il est temps de s’engager pour les enfants

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Jamel Debouzze, Lilian Thuram, Mélissa Theuriau, Mimie Mathy… ils sont nombreux les comédiens, journalistes, sportifs mais aussi psys ou écrivains à avoir signé le Manifeste pour l’enfance lancé par l’Unicef*. L’idée ? Interpeller les candidats à l’élection présidentielle sur les situations de plus en plus difficiles que vivent de nombreux enfants et ados en France (voir sur ce blog à la date du 16 mars). Résultat : plus de 20 000 personnes ont déjà signé le projet de l’Unicef, dont Milan presse, l’éditeur qui publie tes magazines

Mais il n’y a pas que les personnalités, les organisations ou les entreprises qui font acte de signature. L’Unicef propose ainsi aux moins de 18 ans, donc à ceux qui n’ont pas encore le droit de vote, de signer son manifeste. Alors à toi d’y réfléchir et d’en parler avec tes parents… en attendant que les candidats à l’élection présidentielle s’emparent du sujet. Il serait temps… à J-10 du premier tour !

Agnès Barber, Magazines d’apprentissage Champions* pour signer le manifeste, rdv sur www.unicef.fr

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Apr 13, 2012
La boîte à outils de l’élection : les rendez-vous/2

Meeting, débat, sondage, affichage… découvre la boîte à outils d’une élection à la présidence de la République.
Aujourd’hui : Parler à tous les Français

L’interview
Depuis plusieurs semaines, la radio et la télévision invitent les candidats à participer à différentes émissions. Les candidats acceptent alors l’horaire, le format (la durée) et le ton de l’émission qui pré-existe à la campagne électorale.
Les grands journaux réalisent également des interviewes exclusives des principaux candidats. Ceux-ci choisissent d’accorder la priorité à tel ou tel journal parce qu’ils considèrent qu’il est lu par les électeurs qu’ils souhaitent toucher ou parce que le jour où l’interview leur est proposée correspond au moment où les candidats estiment utile de s’exprimer sur leur vision de l’avenir ou sur certaines de leurs idées..
Mais, depuis mardi 9 avril, les choses ont un peu changé car la campagne est officiellement ouverte et tous les candidats doivent disposer exactement du même temps de parole dans les mêmes conditions.
Beaucoup de directeurs de journaux, de radio ou de télévision estiment qu’il est très difficile de respecter cette disposition qui est une obligation à laquelle ils doivent se soumettre. Le CSA (conseil supérieur de l’audiovisuel) veille à ce que chaque média accepte et respecte cette « règle du jeu ».

Le débat
Le débat c’est un échange d’idées entre deux ou plusieurs personnes. Lors des précédentes élections présidentielles, un débat était organisé entre les deux tours de l’élection entre les deux candidats qui restaient en lice à l’issue du premier tour.
Mais cette année, une chaîne de télévision publique aurait aimé réunir les 10 candidats lors d’un débat qui aurait eu lieu avant le premier tour. Un peu à la manière de celui qui avait départagé les 6 candidats à la primaire du parti socialiste. Certains candidats n’ont pas accepté en expliquant que pour respecter strictement le temps de parole de chacun peu de sujets pourraient être abordés.
Finalement il y aura eu deux émissions (dans lesquelles des questions sont posées aux candidats par des journalistes sans que les candidats n’échangent entre eux) organisées hier mercredi 11 avril et aujourd’hui jeudi 12 avril qui réunissent chacun 5 candidats. Et un débat le 16 avril avec les candidats ou leurs représentants.
Mais il faudra attendre après le 22 avril et avant le 5 mai pour que le traditionnel débat soit programmé à la télévision et à la radio. L’un des candidats propose même qu’il y ait deux débats pour aborder toutes les questions supposées intéresser les Français.

Le spot
Pour permettre à chacun des 10 candidats d’exprimer ses idées et les points forts de son programme, la loi prévoit la diffusion de spots ou de clips à compter du 9 début de la campagne officielle, le 9 avril. Ainsi chaque candidat disposera d’un temps d’antenne de 43 minutes soit 10 spots d’1minute et 30 secondes et 8 spots de 3 minutes et 30 secondes. L’ordre de passage des candidats est tiré au sort.
Malgré tout, les candidats qui ont l’habitude de s’exprimer à la télévision ou à la radio seront plus à l’aise pour diffuser leur message que les candidats qui sont moins habitués à exprimer leurs idées en un temps court.

Hier mercredi 11 avril : Rencontrer les militants et les Français
Demain vendredi 13 avril : Le matériel de campagne

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

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Apr 12, 2012
La boîte à outils de l’élection : les rendez-vous/1

Meeting, débat, sondage, affichage… découvre la boîte à outils d’une élection à la présidence de la République.

Aujourd’hui : Rencontrer les militants et les Français

 Le meeting

Chaque candidat organise un ou plusieurs grands rassemblements de ses militants ou de ses sympathisants : le meeting. Mais on peut y participer librement même si on ne partage pas les idées du candidat. Lors des meetings, les candidats rencontrent des milliers de personnes.

Mais avant ça, c’est un sacré boulot pour les équipes des candidats chargées de l’organisation.

Il a d’abord fallu choisir les villes accueillant ces réunions : celles où les militants sont les plus actifs ou celles dans lesquelles les meetings organisés lors des précédentes campagnes électorales ont été de grandes réussites.

Il a ensuite fallu réserver des mois en avance la salle (salles pour les congrès ou les concerts par exemple) aux justes dimensions : trop petite, on fait des déçus qui n’auront pas vu et entendu leur leader, trop grande, on aura du mal à la remplir et cela pourra être interprété par les rivaux comme une baisse de forme du candidat.

Il faut aussi de solides moyens financiers car la seule location d’une salle peut coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros, sans compter le coût de la sonorisation, du décor et de la lumière, de la sécurité…

Certains candidats choisissent parfois d’organiser des rassemblements en plein air : plus conviviaux, moins coûteux et surtout au cœur des villes. Il est alors facile d’y participer pour dire qu’on partage les convictions du candidat. Et comme l’espace public (rues, places…) permet à des milliers de personnes de participer à ces meetings, le candidat peut ainsi montrer à l’ensemble des Français sa capacité à rassembler.

Car les meetings font presque toujours l’objet d’informations à la télé, la radio et dans les journaux !

 

Le déplacement

Tous les jours ou presque les candidats arpentent les régions de France, les usines, les exploitations agricoles, les hôpitaux… Les candidats devront s’être déplacés (en voiture, en train ou en avion) dans tous les départements pour indiquer qu’ils sont proches de tous les Français. Lors de ces déplacements, les candidats rencontrent quelques dizaines ou centaines de personnes. Les candidats auront sélectionné les lieux visités pour montrer qu’ils s’intéressent à telle ou telle profession ou à la situation de tel ou tel secteur d’activité. En général, les déplacements sont l’occasion d’aborder et d’illustrer un point du programme du candidat.

Là encore, il y a toutes les chances pour que l’idée mise en avant par le candidat, à l’occasion de son déplacement, soit reprise par la presse et donc entendue par beaucoup de Français.

 

Dico : On appelle militants les personnes qui, en général, ont adhéré à un parti politique et agissent au sein de ce parti. En revanche, les sympathisants sont des personnes qui se sentent proches des idées d’un parti politique sans forcément y être inscrites ni agir activement pour en diffuser les idées.

 

Demain jeudi 12 avril: Parler à tous les Français

Vendredi 13 avril : Le matériel de campagne

 

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

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Apr 11, 2012
Les candidats pris en flagrant déni ?

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François Hollande et Nicolas Sarkozy allongés dans l’herbe avec une jeune femme nue ? C’est la couverture choc que l’hebdomadaire britannique The Economist a réservé à la présidentielle française. Il s’agit en fait d’un détournement d’un célèbre tableau de Manet, Le Déjeuner sur l’herbe. Le gros titre : France in Denial, “la France en plein déni”. Selon le journal, cette campagne serait “la plus frivole (légère) de tous les pays occidentaux”. Un regard que partagent d’autres médias étrangers, comme le New York Times. Ils reprochent aux candidats de minimiser dangereusement la crise économique et les efforts nécessaires pour y remédier. Bref, vu de l’étranger, nos politiques ne parleraient pas des sujets qui fâchent pour ne pas risquer de perdre leurs électeurs.

Le juge est-il impartial ? The Economist est considéré par beaucoup comme la voix du monde des affaires. Cela suffit à certains pour balayer ses critiques. Il est pourtant vrai que la présidentielle est le temps des promesses, et qu’aucun candidat ne se risquerait à promettre uniquement de la sueur et des larmes…

Nicolas Martelle/Le Petit Prince magazine

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Apr 10, 2012
À Toulouse, prise du Capitole par le candidat Jean‑Luc Mélenchon !

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18 h 30, je quitte les bureaux de la rédaction de1jour1actu en direction de la place du Capitole !
19 h 15, j’arrive sur les lieux du meeting avec mon fils de 9 ans, Raphaël, qui ne voulait pas rater ça ! « C’est mieux qu’à la télé, maman ! » Des milliers de personnes : des jeunes, des vieux, des syndicalistes avec des banderoles – en majorité de couleur rouge – des bourgeois, des ouvriers, des intellos et des badauds. Un vrai mélange. Une foule compacte et joyeuse.
19 h 45, Mélenchon monte sur scène – une scène de rock star – et commence son discours, en français puis en espagnol (Toulouse est tout près de l’Espagne). Raphaël, du haut de son muret, est capté par l’image projetée sur grand écran derrière le podium. Mes voisins de meeting le sont tout autant : un vieux monsieur de 80 ans et sa femme, un membre du parti communiste, « 40 ans de parti, cette année je prends ma retraite ! » ou cette jeune femme qui a parcouru 140 kilomètres pour venir écouter son candidat. « Trop court ! » me dit-elle à la fin du discours, presque un peu déçue.
C’est à ce moment-là que le candidat prend par la main ses camarades de campagne et que la foule se met à chanter, le poing levé vers le ciel, l’« Internationale » puis la « Marseillaise ».
21 h, fin du meeting, une pluie diluvienne s’abat sur le Capitole. La foule se disperse calmement.
Ce soir, je ne manquerai pas de demander à mon fils, s’il en a parlé avec ses copains dans la cour de l’école.

Bénédicte Boucays, 1jour1actu.com.


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Apr 6, 2012
Et si tu étais président(e) ? (Suite)

La semaine dernière, les Julienautes nous alertaient sur trois grandes thématiques de société, qui devraient figurer en bonne place, d’après elles, dans les programmes des candidats.

 

La protection de l’environnement est l’une d’entre elles. Mais quand on décortique le discours des candidats, on s’aperçoit qu’ils ne sont que deux à en parler régulièrement* : la candidate d’Europe-Écologie-Les Verts Éva Joly, bien sûr, et Philipe Poutou, du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA).

La “sortie” du nucléaire, c’est-à-dire la fin du recours à l’énergie produite dans des centrales nucléaire, est l’un des engagements sur lequel les candidats dissertent le plus. Pour Nicolas Sarkozy (UMP), “sortir du nucléaire reviendrait à se couper un bras”. Il souhaite même continuer à investir dans cette énergie critiquable. Quant à François Hollande (PS), il souhaite réduire “de 75 à 50% notre dépendance au nucléaire d’ici à 2025”, sans pour autant se désengager de cette énergie.

Promesses pressées ou sourdes oreilles assumées, les candidats 2012 ont fait de l’écologie un thème de seconde zone. Alors que l’environnement faisait partie des belles promesses (non-tenues) de 2007.

Dans 5 ans, la planète n’ira pas mieux et les Julienautes seront donc en âge de voter. Faut-il vraiment attendre un nouveau quinquennat pour parler efficacement de notre environnement ?

* voir le test interactif mis en place par Greenpeace sur le choix et l’engagement des candidats en matière sur l’avenir énergétique de la France, sur http://greenpeace.fr/2012/#!/

 Isabelle Pouyllau/magazine “Julie”

photo Istock

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Apr 4, 2012
Une campagne qui en dit long…

Ils n’ont que ce mot à la bouche, journalistes mais aussi hommes et femmes engagés en politique. Quelques exemples au hasard :

« Le candidat centriste François Bayrou a estimé dimanche que son premier grand meeting au Zénith de Paris marquait “le vrai début de sa campagne”. » (AFP, 25/3/2012)

« ”C’est un moment d’amplification de la campagne”, a souligné Manuel Valls, porte-parole de campagne de François Hollande. » (AFP, 29/2/2012)

« Nicolas Sarkozy a entamé ces derniers jours sa campagne, en entonnant l’air des croisades […]. » (Eva Joly, cité par AFP, 6/02/2012)

Mais pourquoi associe-t-on ce mot, « campagne », qui bien souvent sert à qualifier le côté rural à l’inverse du côté urbain, pourquoi donc est-il associé aux élections ?
D’où vient cette expression : « faire campagne » ?

J’ouvre mon dictionnaire…

Tandis que le mot « campagne » s’utilisait au début du XVIe siècle pour désigner une « vaste étendue de pays plat et découvert », il change vers la fin du XVIe siècle pour s’associer au lexique guerrier. En 1587, il désigne « un terrain non fortifié où les troupes se déplacent en combattant ». On parle alors « d’artillerie de campagne », c’est-à-dire de soldats à pieds qui soutiennent les troupes sur le champ de bataille. En 1671, le dictionnaire l’associe à une « expédition militaire » ! Ainsi, on parlera de « campagne de Russie » pour désigner l’expédition de la Grande Armée napoléonienne.

Faire campagne, c’est donc « faire la guerre », partir en guerre, s’armer et marcher à la rencontre de l’ennemi.
Soit.
Mais alors, pourquoi ces termes guerriers sont-ils repris pour désigner la période qui précède une élection en France ?

Clara Recordier, magazine Wakou

Sources : http://fr.wiktionary.org et www.cnrtl.fr

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Apr 3, 2012
Défile en auto comme un Président

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D’ici quelques mois nous découvrirons dans quelle voiture le futur président de la République aura choisi de se déplacer (voir le billet d’hier sur les autos des Présidents). Mais, dès aujourd’hui, si tu habites Paris,  tu peux te mettre au volant de vraies autos de Présidents !

En effet, le constructeur automobile Citroën fait sa promo de façon amusante dans son magasin des Champs Elysées. Il présente une série de voitures utilisées par les différents présidents de la République depuis les années 1950. Et comme ce n’est pas un musée où, en général, il est interdit de toucher les objets exposés, il est possible de s’asseoir sur les sièges en cuir de certaines de ces voitures.  Côté chauffeur ou côté Président !

Et, si tu casses ta tirelire, tu peux, contre une pièce de 50 centimes d’euros te faire photographier  comme si tu défilais dans la  célèbre DS du général de Gaulle. Tu repartiras avec une carte postale en noir et blanc… en attendant peut-être que, d’ici une douzaine d’années, tu deviennes président de la République et parades dans une vraie voiture officielle.

 

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse


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Apr 3, 2012
S’abstenir ou voter blanc

Au cours d’une élection présidentielle, les idées des candidats peuvent te séduire… ou pas ! Deux choix se présentent alors à toi. Le premier, l’abstention, est le fait de ne pas aller voter. Personne, alors, ne saura ce que tu penses.

La 2e solution est le vote blanc. Au premier comme au second tour de l’élection, tu peux insérer un papier blanc, sans nom, dans l’urne. La loi précise que les votes blancs n’entrent pas en compte dans le comptage des voix finales. Mais ils sont tout de même décomptés à part. Il est alors possible de connaître le nombre de personnes qui ont souhaité exprimer leurs avis, signifiant ainsi : qu’aucun candidat ne leur convient en tant que Président de la République.

Le 21 avril 2002, 28,4 % des français ne se sont pas déplacés dans les bureaux de vote. Ce fut alors le plus fort pourcentage d’abstention depuis 33 ans ! Et pour la première fois de notre histoire, un parti politique extrémiste, le Front National, s’est retrouvé au second tour. Cette année, un sondage IFOP* annonce que 32 % des français n’iraient pas voter au premier tour, le 22 avril prochain ! Si ce chiffre s’avérait exact, cela voudrait dire que cette campagne présidentielle ne passionne pas beaucoup les français. Mais les sondages ne reflètent pas toujours la réalité…

 *IFOP : L’Institut français d’opinion publique réalise de nombreux sondages sur tous les sujets. Sondage publié dans Le Parisien le 1 avril.

Anthony Hecquet, magazine Wakou

Photo iStock

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Commentaire :

“toujours est-il que voter est un droit ; alors blanc ou autres c’est une façon d’exprimer son mécontentement ou son approbation ;”
Anonyme

Apr 2, 2012
Les autos des Présidents

Pour se déplacer en toute sécurité ou parader… les présidents de la République ont toujours disposé de voitures officielles. Ces voitures sont évidemment de marque française et constituent une super vitrine mondiale pour l’industrie automobile.

Dans les années 50, le président Vincent Auriol choisit la marque qui vient de gagner la célèbre course des 24 heures du Mans : une Talbot (Lago Record). En 1954, le président René Coty se déplace dans une limousine Traction de Citroën. Dans les années 60, la Simca Chambord devient véhicule officiel.

Mais la plus « populaire » des voitures officielles est sans doute la DS (photo) du général de Gaulle. Dans les années 1970, le président Georges Pompidou utilisera une SM spécialement réalisée pour lui par Citroën et l’italien Masserati. Au milieu des années 1970, le président Valéry Giscard d’Estaing parade en Citroën CX mais préfère au quotidien une Peugeot 604 grise.  En 1984, François Mitterrand est entré dans la cour du palais de l’Elysée en Renault 5 - presque la voiture de monsieur Tout-le-monde -  mais l’a quittée en 1995 dans une solennelle Citroën XM. Jacques Chirac circule en C6 et cette voiture sera également utilisée par Nicolas Sarkozy jusqu’en 2008. Aujourd’hui il roule en Vel Satis blindée (Renault).

Malgré tout, ces voitures ne sont pas ordinaires, elles sont adaptées à leurs célèbres occupants : toit ouvrant pour défiler, suspension pour être vu sans avoir à se lever ou au contraire vitres fumées, carrosserie noire, drapeau et macaron bleu blanc rouge en signe d’identité, aménagements spécifiques comme par exemple la DS fétiche du général de Gaulle adaptée à sa grande taille.

La suite : demain

Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse

Photo DR.

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Apr 2, 2012
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