
Les élections législatives se déroulent ce week-end et dans 15 jours. Elles permettent d’élire les députés. Mais au fait, c’est quoi un député ?
Les législatives ont lieu juste après l’élection présidentielle pour une bonne raison : le nouveau Président, tout comme ses ministres, déborde d’idées de lois. Hors, ce sont les députés qui acceptent ses lois… ou les rejettent !
En France, il y a 577 députés élus pour un mandat de 5 ans. Ils siègent tous au Palais Bourbon, lieu de l’Assemblée nationale, à Paris.
Chaque député est élu dans une circonscription, qui est un lieu géographique précis. Mais quand il parle et prend des décisions, le député ne le fait pas pour sa circonscription mais pour la France entière.
Leur pouvoir n’est pas à prendre à la légère. Non seulement, ils proposent et votent ou non les lois, mais ils doivent également contrôler les décisions du Gouvernement.
Pour cela, un député peut directement poser ses questions aux ministres, à l’oral ou à l’écrit.
Les députés ont également le pouvoir d’ouvrir des enquêtes sur la gestion d’un service public. Ils peuvent, par exemple, lancer une enquête sur l’état des Droits de l’Enfant en France ou encore sur le bon ou le mauvais fonctionnement des écoles publiques dans le pays.
Enfin, pouvoir ultime des députés : renverser le gouvernement du Président ! En effet, en cas de conflit avec les ministres et de désaccord total, les députés peuvent voter une motion de censure. Si l’ensemble des députés vote la motion, le gouvernement en place doit démissionner.
Le Président de la République a donc tout intérêt à ce que la majorité des 577 députés soient du même parti politique que le sien ! Ainsi, ses projets de lois auront plus de facilité à être voté.
Découvres-en plus avec 1jour1actu : http://1jour1actu.com/france/cest-quoi-les-elections-legislatives/
© iStockphoto : Le palais Bourbon
Anthony Hecquet, magazine Wakou
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Dans son premier discours de Président, le 6 mai, François Hollande avait indiqué que ses priorités seraient, la justice et la jeunesse. Dès leur entrée en fonction, deux importants ministres, le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, et la ministre de la Justice, Christine Taubira, ont pris des décisions concernant la jeunesse.

Aujourd’hui : la question de ton rythme scolaire
Il y a quelques années, de nombreuses écoles sont passées à la “semaine de 4 jours”. C’est peut-être le cas dans ton école et tu n’as peut-être pas classe le mercredi et le samedi.
Cette décision avait été prise par le précédent gouvernement qui pensait, qu’en réduisant le nombre de jours d’école, les élèves apprendraient dans de meilleures conditions.
Ils souhaitaient aussi que l’école d’aujourd’hui corresponde mieux à la vie de famille. Les professionnels du tourisme (hôteliers, restaurateurs, agences de voyages) étaient ravis de ce temps rallongé… pour partir en weekends et en vacances !
Mais, avec le recul des années, on sait maintenant que la semaine de 4 jours a handicapé les élèves. Médecins et parents d’élèves ont notamment montré qu’un rythme discontinu fatiguait beaucoup les enfants, qui ne peuvent donc pas apprendre autant.
Le nouveau ministre de l’Education, Vincent Peillon, a annoncé qu’il souhaitait revenir à une semaine de 4 jours et demi, à la rentrée 2013. La plupart des élèves reviendraient ainsi à l’école une matinée par semaine en plus.
Le ministre a également annoncé vouloir raccourcir les journées de classe… et les vacances, pour que les élèves aient des emplois du temps qui correspondent mieux à leur capacité d’apprentissage.
Ce projet divise, car 55 % Français, qui ont des enfants scolarisés, ne souhaitent pas cette réforme*.
Isabelle Pouyllau, magazine Julie
* sondage Ifop réalisé pour Dimanche Ouest France.
Photo : © iStock.
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Pour remplir sa mission un ministre a besoin d’être épaulé et conseillé, d’une part, par des collaborateurs proches qui constituent ce qu’on appelle un cabinet* et, d’autre part, par les directeurs des services qui dépendent de son ministère.
Par exemple, Aurélie Filippetti, ministre de la culture, travaille en direct avec les membres de son cabinet et aussi avec les directeurs du livre, de la danse, de l’architecture… tous ces domaines constituent l’ensemble de ce que l’on appelle la culture.
Les directeurs de ces services sont des fonctionnaires* qui ont passé des concours au fur et à mesure de leur carrière. Ils assurent le bon fonctionnement du domaine dont ils ont la responsabilité quel que soit le gouvernement.
En revanche, les membres des cabinets sont choisis par le ministre. Et pour différentes raisons : parce qu’ils ont des compétences dans le domaine dont le ministre a la responsabilité, parce qu’ils ont souvent décidé de consacrer leur carrière professionnelle au service de l’Etat mais également parce qu’en général ils partagent les mêmes idées politiques que le ministre.
Le cabinet d’un ministre est dirigé par un directeur de cabinet et composé de conseillers techniques qui, par exemple, préparent les dossiers dont le ministre a besoin pour prendre ses décisions.
Les cabinets des ministres du gouvernement actuel devraient compter environ 15 personnes au maximum par ministère. Comme il y a 34 ministères, l’ensemble des cabinets devrait totaliser environ 500 personnes.
Dico
Cabinet : au départ, c’est une petite pièce de travail. On l’utilise également pour indiquer le lieu où un médecin ou un avocat reçoit ses patients ou ses clients.
Un cabinet c’est aussi un meuble plein de tiroirs qui sert à ranger des objets que l’on collectionne.
Fonctionnaire : c’est une personne qui travaille pour l’Etat, une région, un département ou une commune.
Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions
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Dans son premier discours de Président, le 6 mai, François Hollande avait indiqué que ses priorités seraient, notamment, la justice et la jeunesse (http://www.elysee.fr/president/les-actualites/discours/2012/discours-de-m-le-president-de-la-republique.13212.html?search=mai&xtmc=6_mai&xcr=1).
Dès leur entrée en fonction deux importants ministres, le ministre de l’éducation nationale, Vincent Peillon, et la ministre de la justice, Christine Taubira, ont pris des décisions concernant la jeunesse.
Aujourd’hui : préserver la justice des mineurs
Lorsqu’un mineur commet un crime ou un délit il est jugé par un tribunal composé de juges spécialisés (les juges pour enfants) et de professionnels de l’enfance. En effet, un mineur doit évidemment être puni pour ce qu’il a fait, mais il doit aussi être éduqué pour mieux comprendre sa faute et ne pas récidiver. C’est un texte de loi que l’on appelle l’Ordonnance de 1945 (parce qu’il a été voté le 2 février 1945) qui réglemente la justice des mineurs (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006069158&dateTexte=vig).
Mais, l’an dernier, le gouvernement a décidé que les mineurs seraient traités comme les adultes et il a voté une loi le 10 août 2011 créant les tribunaux correctionnels pour mineurs, composés majoritairement de juges non spécialisés dans l’enfance. Beaucoup de professionnels de la justice et de l’enfance ont contesté cette décision car ils estiment qu’un juge des enfants est formé pour accompagner le mineur. Ainsi ce juge peut mieux identifier les raisons pour lesquelles le mineur a commis des actes répréhensibles, il peut donc essayer de le réinsérer et éviter qu’il ne commette de nouveaux crimes ou délits. D’ailleurs, la très grande majorité des mineurs délinquants ne commettent plus d’actes répréhensibles lorsqu’ils sont adultes.
C’est pourquoi Christine Taubira, ministre de la justice, a indiqué qu’elle souhaitait préserver la spécificité de la justice des mineurs et donc supprimer les tribunaux correctionnels pour les mineurs.
Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse
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François Hollande a joué les mannequins, mardi matin, pour réaliser la photo officielle de son quinquennat, qui sera affichée dans tous les bâtiments publics. C’est un grand monsieur de la photographie qui a réalisé le cliché : Raymond Depardon.
C’est le nouveau président qui a choisi ce photographe, pour lui “tirer le portrait” que tu pourras bientôt découvrir, dans ta mairie et dans tous les bâtiments publics.
Ce photo-reporter de presque 70 ans est connu et a voyagé dans le monde entier. Reportages, photos, récits de voyages, films documentaires, il est touche-à-tout. En tant que cinéaste, il s’est notamment intéressé à la politique et au monde de la justice.
Le choix du photographe officiel est toujours très commenté. C’est un peu comme ta photo de classe, qui t’accompagne toute une année : celle du président va le suivre pendant 5 ans !
La photo de François Hollande aura pour fond, les jardins de l’Elysée, peut-être pour évoquer la nature, un thème cher aux deux hommes.
En effet, François Hollande et Raymond Depardon ont en commun un intérêt pour la campagne et les populations qui y vivent. Raymond Depardon a réalisé plusieurs films documentaires sur le monde rural en France. François Hollande connait bien ce monde et ses préoccupations, ayant été longtemps élu du département de la Corrèze.
Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, avait choisi un photographe connu pour ses portraits de stars et avait posé dans la bibliothèque de l’Elysée, tout comme François Mitterrand, Georges Pompidou ou encore le Général de Gaulle. Seul Jacques Chirac avait lui choisi de poser dans les jardins et venait… de Corrèze !
Retrouve certaines photos de Raymond Depardon, ici.
Films documentaires de Raymond Depardon :
- “Profils paysans, la vie moderne (2001-2008)”
- “Délits flagrants”
- “Reporters”
- “1974, une partie de campagne”
Isabelle Pouyllau, magazine “Julie”
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Tu entends beaucoup ce mot à la radio ou à la télévision, comme par exemple : « le FN pourrait provoquer des dizaines de triangulaires aux législatives ».
Notre société adore ce genre d’expression qui résume une situation complexe en un mot simple ! Alors essayons d’y voir plus clair.
Triangulaire -> Triangle -> donc 3 !
Une triangulaire, en politique, c’est quand on a 3 candidats pour une seule place.
Comme on l’a vu dans l’article « Des élections encore et encore », les élections législatives permettent qu’il y ait plus de 2 candidats pour le 2e tour.
Puisqu’il n’y aura qu’un seul député élu, cette règle permet de « passer des alliances », de « définir des stratégies »… afin que l’un des candidats se désiste au profit d’un autre.
Ces stratégies se décident au niveau national, c’est-à-dire que les partis politiques décident à l’avance pour qui ils appelleront à voter en cas de triangulaire.
En effet, s’ils sont 3, ils ont forcément des scores assez bas. Alors, pour être sûr de l’emporter, il y en a un qui se désiste au profit d’un autre.
En général, les candidats de gauche minoritaires appellent toujours à voter pour les candidats de gauche majoritaires. Ainsi, si le Front de Gauche a peu de chance de remporter une élection, il se désistera au profit du Parti socialiste pour le 2e tour.
C’est plus compliqué pour les partis de droite, parce qu’ils se combattent tout en étant alliés (sans le dire) sur certains sujets. C’est difficile à expliquer en 2 minutes, mais tout cela remonte à l’histoire des droites françaises au XXe siècle et tu l’apprendras peut-être en cours d’histoire ainsi qu’en littérature.
Pour résumer, l’UMP peut appeler à voter pour le FN dans certaines circonscriptions, à condition que le FN appelle à voter pour l’UMP dans d’autres circonscriptions.
Les partis politiques peuvent aussi décider de ne pas se désister ! Dans ce cas, l’UMP n’appelle pas à voter pour le FN, par exemple. Et c’est alors le candidat qui obtiendra le plus de voix sur les 3 qui sera élu.
Ce jeu politique un peu complexe est très important pour deux raisons :
- il engage une politique avec des bases d’idées communes pour les deux partis qui ont défini une alliance ;
- cela décidera du nombre de députés pour chaque parti qui siègeront à l’Assemblée nationale.
Clara Recordier, rédaction Wakou.
Lors de leur premier conseil des ministres*, tous les membres du gouvernement ont adopté une charte de déontologie (http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/compte-rendu-du-conseil-des-ministres-traitement-des-membres-du-gouvernement-et-met).
Mais une charte de déontologie c’est quoi et ça sert à quoi ?
Une charte de déontologie c’est un ensemble de règles acceptées par toutes les personnes qui la signent.
Lors de la campagne électorale, François Hollande avait indiqué qu’il voulait modifier les méthodes de travail des ministres et faire des économies, par exemple en réduisant leurs rémunérations ainsi que celle du Premier ministre et la sienne s’il était élu.
Désormais les ministres recevront un salaire de 9 940 € au lieu de 13 490 €, quant au Premier ministre et au Président, ils recevront 14 910 € au lieu de 21 300 €.
Lorsque les membres du gouvernement se déplaceront ils devront privilégier le train si la durée du voyage est courte (moins de 3 heures) et quand ils circuleront en voiture ils devront éviter les escortes de motards si ce n’est pas nécessaire et respecter le code de la route, par exemple en s’arrêtant aux feux rouges.
Par ailleurs, les ministres devront bien différencier ce qui concerne les dépenses de la vie privée et celles qui sont nécessaires pour bien remplir leur fonction. Ils devront aussi remettre à l’État tous les cadeaux qu’ils reçoivent, par exemple lors de visites à l’étranger, dès que la valeur du cadeau dépasse 150 €.
En somme les ministres, le Premier ministre et le Président devront avoir le comportement de personnes ordinaires… normales !
Isabelle Deluze, directrice adjointe des rédactions jeunesse
Dico
*Conseil des ministres : c’est la réunion hebdomadaire de l’ensemble des ministres autour du président de la République. Lors de cette réunion, les ministres expliquent leurs dossiers à leurs collègues et présentent leurs propositions qui sont discutées et adoptées ou refusées.
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Autant de femmes que d’hommes pour aider François Hollande à gouverner la France. Sur les 34 postes de ministres et ministres délégués qui forment le gouvernement, 17 sont tenus par des femmes. C’est la première fois qu’une telle parité est respectée dans l’histoire de la République française.
La parité, c’est le fait qu’il y ait une répartition égale entre deux groupes. En France, il doit y avoir autant de femmes que d’hommes aux postes importants et à salaire égal, dans les entreprises, mais aussi en politique (retrouve un article sur le sujet ici).
Lors de sa campagne, François Hollande, avait promis que son gouvernement respecterait la parité. Il a tenu sa promesse en nommant, entre autre, Christiane Taubira, au Ministère de la Justice, Marisol Touraine, au Ministère de la Santé, Nicole Bricq, à l’Ecologie, Aurélie Filipetti, à la Culture, etc. (retrouve la liste complète ici).
Mais en y regardant de plus près, tu te rendras compte que les “grands” Ministères (Economie, Travail, Education, Affaires Etrangères, Intérieur, etc) ont tout de même été confiés à des hommes…
L’inquiétude est, qu’à la suite des élections législatives en juin, de nombreuses ministres soient écartées. En effet, il est prévu que tout ministre qui perdrait l’élection législative à laquelle il se présente, devra quitter le gouvernement, qui sera alors remanié.
Cela avait été le cas, en 1995 : 5 mois à peine après leur nomination auprès de Jacques Chirac, 8 femmes ministres sur 12 avaient perdu leur poste. Entre 2007 et 2011, le gouvernement de Nicolas Sarkozy a “perdu” 5 femmes au tournant du jeu politique.
Aujourd’hui, la présence d’autant de femmes est un point très positif pour ce gouvernement qui ne doit pas oublier une autre de ses promesses : faire de l’égalité femmes-hommes une évidence dans notre société.
Isabelle Pouyllau, Magazine “Julie”
En photo : © iStock
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Phase 2 : Les législatives
Eh oui, après les élections présidentielles, ça continue ! Les Français sont maintenant appelés à voter pour les élections législatives.
Mais kezako ?
Le mot « législatives » vient du latin legifer : qui établit les lois.
Les élections législatives permettent donc d’élire les députés : ceux qui vont voter pour ou contre les lois proposés par le Gouvernement.
Il y a 577 sièges et les députés élus le seront pour 5 ans.
Le pouvoir législatif fait partie des 3 pouvoirs constituant un Etat démocratique :
- le pouvoir législatif (qui discute et vote les lois)
- le pouvoir exécutif (qui exécute les lois)
- le pouvoir judiciaire (qui contrôle l’application des lois)
En France, le pouvoir législatif est détenu par le Parlement constitué de deux instances : l’Assemblée nationale et le Sénat.
Les lois sont généralement proposées par le Gouvernement. Puis les députés se réunissent à l’Assemblée nationale où ils débattent sur le texte de loi proposé et procèdent au vote. Ensuite, le Sénat se réunit à son tour et vote lui aussi pour ou contre cette loi.
Il est donc très important, pour un Gouvernement, d’avoir une majorité de députés du côté de sa famille politique, afin que les lois qu’il propose soient rapidement adoptées.
Le 1er tour des législatives aura lieu le 10 juin en France métropolitaine et les 2 et 3 juin dans les territoires d’outre-mer.
Le 2e tour aura lieu une semaine plus tard, le 17 juin, dans les circonscriptions où ce sera nécessaire.
Les électeurs votent pour un candidat dans leur circonscription. Avec une nouveauté pour cette élection 2012 : la création de 11 circonscriptions pour les Français de l’étranger.
Pour être élu au 1er tour, le candidat doit recevoir la moitié des voix plus une !
Si personne ne sort gagnant du 1er tour, les candidats ayant reçus plus de 12,5% des voix sur le total des inscrits se présentent au 2e tour.
Le candidat qui obtiendra le plus de voix sera élu : c’est la majorité relative.
Mais ce n’est pas si simple, car si 3 candidats obtiennent 12,5% des voix au 1er tour (sur le total des inscrits), il y alors une triangulaire.
Un autre sujet passionnant à venir !
Clara Recordier, rédaction Wakou
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Le premier discours public du nouveau président de la République était consacré à l’école (voir billet « L’école au cœur de la première journée de président de François Hollande »).
Aussi, nous avons demandé aux enfants des salariés du groupe Milan qui édite des magazines pour la jeunesse si le métier d’enseignant les faisait rêver. Eh bien oui quand on a moins de 8 ans (21,74%) et plutôt non quand on a plus de 8 ans (56,52%) !
Les moins de 8 ans pensent que :
« Parce qu’on apprend des choses aux enfants et qu’en plus, on fait travailler sa mémoire ! »
« Pour pouvoir commander les enfants et faire tout plein d’activités avec eux »
« J’aime pas ce métier, je veux être président de la République. »
« J’aime pas trop, il faut rester debout toute la récréation à regarder les enfants jouer. »
Les plus de 8 ans jugent que :
« Ce métier m’intéresse car je trouve qu’apprendre est la meilleur chose qui soit et aussi parce que les enseignants aident les enfants ayant du mal à apprendre. »
« Ce qui me plaît c’est d’apprendre aux autres ce que je sais déjà. J’adore les maths par exemple ».
« Parce que c’est bien d’apprendre aux enfants ce qui t’intéresse et de leur faire partager ton savoir. »
« Ce qui ne me plaît pas c’est de devoir gronder les enfants et enseigner les maths ».
« Exercer l’autorité sur la classe, j’aime pas ».
« Il faut se faire respecter et connaître toutes les matières ».
« Non, ça ne m’intéresse pas parce que des fois les élèves n’écoutent pas et font du bruit. Il faut leur demander de se taire, ça doit être fatiguant. »
« Non, parce que je n’aime pas parler devant les autres. »
I. D. avec A-S. N.
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