Du côté des enfants : le partage des richesses
Deux candidats sollicitent les votes des Français pour devenir le futur président de la République. Ils ont donc des idées et des projets dans plein de domaines, nous t’informons de certains d’entre eux concernant particulièrement les enfants (comme l’école ou la justice des mineurs) ou les sujets qui vous intéressent (comme l’écologie ou le partage des richesses). Ces informations sont extraites des programmes que François Hollande et Nicolas Sarkozy ont élaborés pour gouverner la France les 5 prochaines années.
Aujourd’hui : le partage des richesses.
“Je n’aime pas la richesse insolente, les rémunérations indécentes, l’égoïsme d’une fraction de la population qui considère que son sort personnel l’emporte sur d’autres considérations”.
C’est François Hollande qui a prononcé cette phrase, en septembre dernier, voulant ainsi devenir une sorte de Robin des Bois de la campagne présidentielle.
L’une de ses promesses électorales “choc” a en effet été d’annoncer la création un nouvel impôt pour les personnes gagnant plus d’un million d’euros. Premiers visés ? Les “très riches”, comme certains patrons de grandes entreprises, qui gagnent parfois jusqu’à 2 millions d’euros par an. Les réactions ? Des footballeurs en colère, qui menacent d’aller jouer ailleurs, et des chanteurs, paniqués, qui râlent dans leurs micros…
Le candidat du PS a également proposé que le salaire des patrons d’entreprises publiques soit au maximum 20 fois plus important que celui du salarié le moins bien payé.
Pour Nicolas Sarkozy, le partage des richesses ou des bénéfices n’est pas au programme.
“C’est par le travail et par l’effort que nous garantirons notre dette sociale, a déclaré le président-candidat. Ce n’est pas par le partage du travail, ce n’est pas par la facilité que l’on garantit le niveau de vie d’un pays comme la France”.
En 2007, il prônait déjà la liberté de “travailler plus pour gagner plus”.
Aujourd’hui, il appelle à un rassemblement, le 1er mai prochain, autour de ce qu’il appelle le “vrai travail” : deux mots qui scandalisent les 2,4 millions de personnes touchant le salaire minimum (smic), les syndicats de travailleurs et les 2,8 millions de personnes au chômage en France.
Isabelle Pouyllau, magazine Julie
sources : AFP, Le Monde, INSEE, Ministère du travail.
